
Le blog est fier de vous proposer sa première interview. Ce n’est pas moins que le Ballon d’Or 2008 qui évoque pour vous ses premiers pas madrilène, la coupe du monde 2010, son passage à Manchester, le match contre l’OM et sa relation avec Sir Alex ou encore sa conquête d’un second Ballon d’Or et sa reconversion…
Le blog : Salut Cristiano, comment se passe ton intégration à Madrid après 4 mois en Espagne ?
C.R : Je suis content de mes premiers mois, j’ai pu faire une préparation complète et sérieuse. Le stage en Irlande était très important pour bien nous préparer à toutes nos échéances. Malheuresement nous n’avons rencontrés que des équipes faibles lors de nos premières rencontres amicales avec des rouquins qui, forcément, m’ont demandé à chaque arrêt de jeu comment faire pour être aussi beau que moi ? Mais bon j’ai l’habitude, j’ai joué plusieurs saisons en Angleterre.
Le blog : Tu joues aujourd’hui avec les nouveaux Galactiques. Impressionné par le niveau technique ?
C.R : Si vous regardez bien, je suis le seul vrai Galactique de l’effectif. Kaka il n’a jamais gagné un titre de champion d’Italie, Raul est trop vieux, Benzema il est remplaçant avec la France et Casillas a souvent de la chance que les attaquants lui frappent dessus. Techniquement il n’y a que Pépé que je trouve fort mais c’est parce qu’il est portugais et qu’on s’entraîne souvent ensemble en sélection. Je peux l’aider à progresser.
Le blog : En parlant de la sélection, le tirage au sort de la coupe du monde est musclé pour ta sélection. Inquiet ou serein ?
C.R : L’objectif est de remporter l’épreuve. Nous passerons le 1er tour sans souci puisqu’on jouera contre une équipe africaine et une équipe asiatique et très honnêtement ils sont nuls. Le Brésil c’est meilleur ca reste une terre que nous avons conquis et à qui nous avons tout appris, cela devrait donc être faisable de les battre.
Le blog : Tu as tout gagné à Manchester, c’est pour cette raison que tu as quitté l’Angleterre ?
C.R : Florentino Perez me donnait plus d’argent et puis, sérieusement, vous avez vu la tête des anglaises ? Ici il y a des bombasses partout, il fait 30° toute l’année et on m’offre des chupitos partout où je passe. Et puis ce n’était pas facile avec Fergusson.
Le blog : Puisque tu en parles, c’était vraiment compliqué avec lui ? Il t’a quand même permis de venir à Manchester.
C.R : Attends, tout le monde pouvait voir que je serai un joueur de classe mondiale. Mon entraîneur en poussin me le disait déjà. Fergusson est un sale type, il a envoyé une chaussure au visage de Beckham, je ne voulais qu’il abîme mon sourire. Et puis il souhaitait que j’apprenne l’anglais, à quoi ça sert ?
Le blog : Un mot sur Evra, notre français qui casse la baraque là-bas…
C.R : On a quand même pris beaucoup de buts à cause de lui. Offensivement il profitait surtout de mes décalages. Une fois Fergusson me disait qu’il voulait faire revenir Phil Neville et transférer Evra mais bon j’ai été parler au président pour lui dire de le garder.
Le blog : Le Ballon d’Or a été remis à Messi, il a été incroyable cette année ?
C.R : J’aurais voté pour moi. Je te rappelle que Messi joue avec des joueurs en pleine forme comme Eto’o ou Iniesta. Moi c’est Giggs et Scholes qui me faisait des passes, ce n’est pas la même qualité, j’ai dû me débrouiller tout seul.
Le blog : Vous affrontez l’OM ce mercredi, un pronostic ?
C.R : On devrait l’emporter. Je connais bien Heinze avec qui j’ai joué à Manchester, je lui mettais la misère à tous les entraînements. Le reste de leur défense est assez faible avec un chauve à droite, le reste étant composé des défenseurs africains et on connaît tous les défenseurs africains.
Le blog : Un dernier mot Cristiano sur l’après foot même si tu es très jeune, as-tu déjà des idées ?
C.R : Je pense que mon physique devrait inciter quelques couturiers à me contacter mais je ne veux pas m’enfermer. L’autre jour j’ai croisé Tarantino au Pacha (NDLR : la boîte en vogue de Madrid) et il me proposait de reprendre le rôle de Brad Pitt dans une suite éventuelle d’Inglorious Bastards. Je veux surtout prendre le temps de bien lire le scénario, on verra.